Le métier de correcteur·ice

Avec Véronique de Launay, correctrice


Quel est ton parcours ? 

J'ai fait une formation de correctrice à l'EMI en 2007, et après je n'ai pas arrêté de travailler en tant que correctrice pendant 10 dans la presse. J'ai fait des pitchs pour Courrier International, La vie, Elle, ... plusieurs magazines. Et après j'ai travaillé pendant 9 ans pour une revue professionnelle qui s'appelle Union presse et qui est destinée à la filière presse. Et depuis l'anneé dernière j'anime des formations au métier de correcteur, pour le métier de correcteur, à l'EMI, l'Ecole des Métiers de l'Information. Et depuis 2019 je suis correctrice indépendante, et depuis que je suis indépendante je travaille essentiellement pour l'édition. 

Sur quels types de livres travailles-tu ? 

C'est très divers. J'ai été amnée à corriger pas mal d'essais scientifiques. Des essais, des romans, des premiers romans aussi. Sinon j'ai pas de spécialité, je sais ce que je ne veux pas faire, je ne veux pas travailler dans le juridique parce que c'est trop spécifique, mais sinon je n'ai pas de spécialisation.

En quoi consiste le métier de correcteur·ice ? 

Plusieurs possibilités, quand c'est un premier roman c'est forcément à l'état brut. En général les gens ont passé le correcteur orthographique de word, ils ont utilisé ce correcteur, ce qui bien entendu est loin de suffire. Soit je suis en première lecture, donc là je vérifie l'orthotypo, surtout le sens, je vérifie les informations, je veille à ce que le petit cousin du héro qui s'appelle Benoît au début du livre s'appelle toujours Benoît à la fin, ce qui n'est pas toujours le cas par exemple, s'il y a des redites, si il ya des parties de documents ou de livres qui seraient plus logiques et pertinents à d'autres endroits etc... Aussi l'orthotypo, la syntaxe. Je propose des réécritures. Ca ça se discute avant, ça se discute en amont. Ne pas corriger ce que l'on nous demande pas de corriger, ne pas être intrusif sur le style de l'auteur ni sur le déroulé du récit  voir même, comme c'est le cas dans le livre que je suis en train de corriger là, sur la mise en page. C'est bien de bien discuter en amont comme ça tout est clair. Et après quand il y a des modifications à apporter quand ça concerne l'écriture ou la disposition des éléments, suggérer et non imposer. Et je peux avoir aussi des documents qui sont en deuxième lecture où là je m'attache... normalement toutes les vérifications d'informations ont été faites à la préparation de copie, donc je m'attache beaucoup à l'écriture vraiment là pour le coup, à l'écriture, à l'orthotypo, la syntaxe, la grammaire, ...

Peut-on retrouver ton nom sur le livre ? 

On voit les traducteurs, on ne voit pas les correcteurs, ça fait partie de nombreux débats avec mes confrères. Le grand public ne nous connaît pas, n'imagine pas tout le travail que l'on fait, n'imagine pas en presse les erreurs que l'on peut relever, que l'ont peut modifier, parce que la vérification d'info on l'a fait à tous les niveaux. Certains le font, cest très rare mais certains auteurs remercient leur correcteur. Mais voilà ça c'est un combat qu'on mène en fond. 

Quels sont les enjeux du métier de correcteur·ice aujourd'hui ? 

Depuis que j'anime des formations, je vois beaucoup de jeunes arriver dans le métier, beaucoup de gens demander des informations sur le métier de correcteur, pas mal de gens qui viennent se former. Je trouve ça très très bien, très encourageant et peut-être que ça donnera envie aux commanditaires de plus employer des correcteurs. Après je me demande jusqu'à quel point le marché est extensible, donc il faut que le marché se développe. 

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