Fontaine O Livres
Interview : L’Autre Agence

Les foires du livre internationales sont devenues un moment incontournable du monde de l’édition. Que représentent-elles pour les professionnelles ?
Entretien avec l’agence éditoriale l’Autre Agence, hébergée dans notre pépinière et très active sur les salons internationaux.

Les grandes foires internationales sont des rendez-vous incontournables pour les professionnels de l’édition. Quels sont leurs points forts ?

Ce sont des moments de rencontres essentiels avec nos clients et avec des éditeurs intéressés par l’achat de droits. Cela permet ausi d’élargir son réseau dans une atmosphère à la fois conviviale, internationale et professionnelle, de confronter points de vues et pratiques, de se renseigner sur d’autres pratiques.

La Foire de Francfort a ouvert des plates-formes en ligne pour la vente de droits. Pensez-vous qu’elles peuvent remplacer les négociations en face-à-face ?

Non, cela peut transmettre une information mais c’est illusoire de penser que cela remplace un face-à-face. Ne serait-ce que parce qu’il y a des ajustements permanents, rien n’est jamais tout à fait semblable à la fois précédente : à la différence des T-shirts, il n’y a pas de modèle ni de taille unique (surtout avec les Français !). Il y a déjà eu des tentatives par le passé, cela a échoué. Ce qui nous anime, au delà des livres, ce sont les gens qui les font et les vendent. C’est difficile de partager avec une interface, aussi sophistiquée et bien pensé soit-elle.

Comment se passent les négociations pour la cession et l’acquisition de droits du livre numérique par rapport au livre papier, sur les foires internationales ?

Ce n’est pas particulièrement un sujet. Et une foire n’est pas une salle de marchés. Ce n’est donc pas forcément l’endroit où se passent les négociations. On vient y entendre parler de livres, recueillir de l’information, faire des contacts.
D’une manière générale, la cession et l’acquisition des droits numériques est associée au droit papier. Il y a peu de cessions séparées. Et en France, cela reste quelque peu anecdotique.

Comment les foires internationales rythment et influencent votre activité tout au long de l’année ?

On a peu de répit. A peine sortis d’une et de son suivi (Francfort, en octobre, dont les rv se prennent début juin et dont les préparatifs commencent doucement pendant l’été avant de monter courant septembre), on peut souffler un peu et se lancer dans la préparation de Londres (mi avril, avancée en 2017 à mi mars, avant Paris) dont les rv se prennent début janvier pour les deux pgrandes foires européenes auxquelles nous participons, mais il y a également Bologne (début avril), Milan (mi- avril) et Turin (mi-mai) et encore nous n’allons pas à Shanghaï ni Guadalajara ou Göteborg cette année !

Est-ce qu’il y a d’autres foires internationales que celles de Londres, Francfort ou Bologne, mais à suivre également ?

Turin et de façon nouvelle Milan (1re édition), Göteborg, Guadalajara, Buenos Aires, Pékin, Sharjah, Jérusalem

Comment vous faites pour trouver des pépites cachées lors des foires internationales ?

Pour ce qui nous concerne, on ne trouve pas de pépite aux foires, on tente de transmettre celles que les éditeurs et agents que l’on réprésente ont à leur programme. Les éditeurs acheteurs y sont pour trouver leurs coups de coeur, oui.

Les foires internationales sont-elles le seul canal pour découvrir la littérature étrangère ?

Non, les foires ne sont que l’aboutissement d’un travail mené tout au long de l’année (newsletter, mail, travail avec les scouts et co-agents, etc.)