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Une chatte pour Lélos Livas

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Auteur(s) : Andréas Apostolidis

Editeur(S) : L'Asiathèque

Prix : 16 euros

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Dans la première nouvelle : « Une chatte pour Lélos Livas », qui donne son titre à l’ouvrage, Apostolidis s’empare des stéréotypes du roman noir pour mieux les pasticher. Son détective, Lélos Livas, rappelle le privé du roman noir américain : c’est un paria et un « loser » qui noie les échecs de sa vie dans la boisson. Faute d’une véritable affaire à se mettre sous la dent, le détective grec sera contraint d’enquêter sur la disparition d’une chatte siamoise…

La deuxième nouvelle, « Cauchemar », en prise sur l’histoire politique grecque, évoque, à travers une aventure rocambolesque pleine de rebondissements pittoresques, un épisode particulièrement tragique de l’année 1944, lorsque le principal mouvement de résistance grec s’opposa au débarquement anglais à Athènes après le départ des troupes allemandes et aux forces nationalistes grecques qui assistaient les forces britanniques. Un petit vieux est mort dans des circonstances troubles mais mieux vaut ne pas approfondir, une famille de la haute société est en cause à travers un rejeton frondeur. Toutefois, pour l’exemple et parce que cela ne porte guère à conséquence, on exécute Paul, le compagnon du jeune homme dans ses tribulations.

La troisième nouvelle, « Une aventure de Notis Kangas », qu’Apostolidis est allé chercher dans un magazine pulp rassemblant des récits d’auteurs sous pseudonymes, reprend les thématiques du roman noir avec un côté parodique : bijoux volés, lettres compromettantes et chantage, femme fatale aux charmes envoûtants et à la personnalité mystérieuse, avec, encore une fois, un inspecteur agissant en marge de l’orthodoxie policière.

L’auteur, Andréas Apostolidis, écrivain encore non traduit en France et dont l’oeuvre originale joue avec humour des clichés de la littérature policière, a traduit pour le compte des éditions Agra une grande partie de l’oeuvre de Raymond Chandler, de Jerome Charyn, de James Ellroy, de Dashiel Hammett, de Patricia Highsmith et de Chester Himes, sans compter des récits d’Agatha Christie. Tout en poursuivant ses traductions et en effectuant diverses enquêtes journalistiques donnant lieu à des livres ou à des films documentaires, il s’est lancé dans l’écriture de récits policiers à partir du milieu des années quatre-vingt-dix.

Le traducteur, Loïc Marcou, après avoir soutenu sa thèse de doctorat en littérature néohellénique sur les enjeux littéraires et sociohistoriques du roman policier grec (université de Paris-Sorbonne), travaille actuellement sur « les représentations de la Shoah dans la littérature néohellénique, de 1945 à nos jours. Littérature, mémoire, histoire ».

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