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Maurice Lourdez, une certaine stratégie ouvrière

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Auteur(s) : Régis Huleux

Editeur(S) : Le Temps des Cerises

Prix : 15 euros

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Dans cette chronique sociale, racontée avec vivacité par le journaliste Régis Huleux, sont relatés plusieurs moments forts des luttes ouvrières des années soixante-dix. L’un des plus marquants fut le long combat des ouvriers du Livre parisien, pour sauver l’emploi au Parisien Libéré et dans les imprimeries. Ces actions revendicatives, menées par la CGT du livre, Filpac, restent dans les mémoires pour leur ténacité, leur combativité mais aussi leur inventivité. Au cours de ces affrontements sociaux, les syndicalistes n’ont pas hésité à sortir des sentiers battus et à défrayer la chronique. À plusieurs reprises, ils surent faire passer la légitimité de la défense du travail avant une légalité qui privilégie trop souvent la défense de la propriété et les droits des possédants. Ces actions se menèrent avec l’aval de la direction de la CGT d’alors, et notamment d’Henri Krasucki et furent le fait de tout un syndicat. Mais un homme, Maurice Lourdez, a joué un rôle particulier d’initiateur et de « stratège », lui et ses camarades d’une « commission loisirs », qui, comme le note le préfacier, Gérard Alezard, ne prenait pas beaucoup de repos. L’un des ressorts de leurs interventions était, aussi souvent que possible, de mettre les rieurs et l’opinion publique de leur côté, par des coups d’éclats, qui cherchaient en même temps à rassembler. Parmi ces actions, on peut citer, le « Rendez vous de la Tour Eiffel » le 10 juillet 1975, le « Rallye des bradés de Giscard » du 22 au 24 juin 1976 ou encore « Bus du Tour de France pour l’emploi », qui va faire le tour de l’hexagone en 85 jours et 43 étapes, départ de Paris le 14 juin pour fnir à Rouen le 6 septembre 1977… sans parler des missions multiples des années 1980. Ce livre est un document sur les dessous de la lutte des classes, vue du côté ouvrier. Il montre comment se poursuit, dans un certain syndicalisme de lutte, l’esprit titi et gavroche qui appartient en France au meilleur de la tradition révolutionnaire.

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