Fontaine O Livres
Manuel Pratique de la Haine

Accueil du site> Anacaona éditions > Manuel Pratique de la Haine


Auteur(s) : Ferréz

Editeur(S) : Anacaona

Prix : 19 euros

+Vous aimez ? consultez la fiche "Anacaona éditions"

Au Brésil, dans la favela, Régis, Magicien, Lucio la Foi, Neguinho et Aninha planifient le braquage parfait. Sans perspective de futur, tombés dans l’engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées. La violence, hors de contrôle, explose et s’impose dans cette œuvre brute. Écrit par une des voix marginales les plus prometteuses de la fiction urbaine brésilienne contemporaine, le Manuel Pratique de la Haine, roman original, marginal et vertigineux, révèle sans fard la brutalité des favelas de Sao Paulo.

Le Manuel est accompagné d’une préface de Paulo Lins, l’auteur de La Cité de Dieu, qui salue ici le travail de Ferrez et illustré par les photographies de l’artiste plasticien Alexist Peskine, qui tisse ainsi un lien entre art de la rue, art graphique et littérature.

L’auteur
Fils d’un chauffeur de taxi et d’une domestique, l’écrivain Ferréz, leader communautaire de la favela Capão Redondo à São Paulo confie que la littérature a été pour lui une planche de salut. Pendant sa jeunesse, il enchaîne les petits boulots sans jamais se séparer des livres, même s’il devait parfois perdre des heures dans les transports en commun pour aller à la bibliothèque la plus proche. En 1997, il auto-édite son premier livre et c’est en 2000 que le roman Capão Pecado – jeu de mots autour de son quartier, Capão Redondo, qui devient le « Capão du péché » – le révèle au grand public. C’est l’explosion, le livre est vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires [à ce jour, plus de 100 000 exemplaires vendus]. En 2003, le Manuel pratique de la haine l’installe définitivement parmi les écrivains contemporains brésiliens importants. Ses romans décrivent le quotidien violent de son quartier. Se basant sur des faits et des personnages réels de sa favela, s’imprégnant des thèmes qu’il combat et avec lesquels il cohabite, Ferréz réfléchit dans son œuvre sur le racisme, la pauvreté, la violence et la solitude de l’homme dans la société de consommation.
Ce qui caractérise le style de Ferrez, c’est son travail impressionnant sur la langue, les mots, les sonorités. En cela, il a donc toujours été proche du mouvement culturel hip hop.
Pour lui, vivre à São Paulo, c’est survivre.
Ferréz a créé un nouveau type de littérature, la littérature marginale – faite par les exclus pour les exclus, ceux qui sont en marge du pouvoir central. Entre les nouvelles, les romans, les livres pour enfants, les pièces de théâtre et scripts pour la télé, les bandes-dessinées et les textes de rap, Ferréz fait entendre sous toutes les formes la voix des habitants des grandes périphéries urbaines au Brésil.
Contrairement à de nombreuses célébrités originaires de la favela, Ferrez a décidé, par militantisme, de continuer à y habiter. Et surtout, comme il l’a dit la première fois qu’il est venu en France en 2013 : "Ma plus grande victoire, c’est de revenir dans mon quartier en disant aux gamins que j’ai été à Paris. Ouais, cousin, à Paris, en France. Grâce à la littérature".

Le photographe
Alexis Peskine, artiste plasticien Franco-brésilien, symbolise ce lien entre art de la rue et art des galeries. Par son travail, il tisse un lien entre art contemporain, art graphique et artisanat et réfléchit dans ses œuvres aux problèmes identitaires et raciaux des individus dans la société.

Livre disponible en version numérique grâce à notre partenaire 7Switch.
Cliquez sur le prix ci-dessous pour l’acheter :

» Informations complémentaires