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L’Ivresse du Soldat

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Auteur(s) : Charles Ridel

Editeur(S) : Vendémiaire

Prix : 25 euros

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Picrate, pive, pinasse, picmuche, fuchsia, rouquin, rouginet, gros bleu, crassi… L’imagination des soldats de la Première Guerre mondiale, lorsqu’il s’agissait de nommer le vin, n’avait pas de limites. Car les poilus aimaient « le pinard d’un amour qui frise la passion ». On l’assimilait volontiers, dans les journaux du front ou les chansons de circonstance, au sang du sacrifice, à la fécondité, voire au génie de la patrie.
C’est cette histoire sensible et sensorielle qui est ici retracée : Blaise Cendrars se rasant au gros rouge par manque d’eau ; la hantise de perdre son quart, que l’on emporte partout avec soi même s’il étincelle au soleil et risque d’alerter l’ennemi ; les pillages du printemps 1918, lorsqu’après le recul des Allemands on organise des festins au champagne dans les tranchées de la Marne… Les rations de vin et d’eau-de-vie, distribuées quotidiennement, étaient devenues, pour le commandement, un élément essentiel de l’effort de guerre. En 1918, on put affirmer que « le général pinard » avait été « l’un des vainqueurs de la guerre ».
Ces mêmes années de l’après-guerre virent l’apparition d’un nouveau fléau, le « vinisme ». Parmi cette génération d’anciens combattants, combien furent marqués à jamais par l’alcoolisme, ce mal indispensable à qui voulait surmonter l’horreur de la bataille ?

L’auteur
Charles Ridel, agrégé d’histoire, est professeur en classes préparatoires au lycée Lakanal de Sceaux. Il a consacré sa thèse (publiée en 2007) aux embusqués de la Grande Guerre.

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