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Les Malassis. Une coopérative de peintres toxiques (1968-1981)

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Auteur(s) : Coordonné par Vincent Chambarlhac, Amélie Lavin et Bertrand Tillier

Editeur(S) : L'échappée éditions

Prix : 32 euros

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Dans l’entre-deux mai 1968 et 1981, six artistes (Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert – ce dernier partira au bout d’un an) fondent une coopérative au sein de laquelle ils vont produire une peinture politique et figurative dirigée contre la «  nouvelle société  » pompidolienne où triomphe la société de consommation.

Contestant la figure romantique de l’artiste solitaire, ces peintres créent un art collectif, inscrit dans le quotidien et facilement accessible, qu’ils exposent dans des lieux non dédiés à l’art et à la culture. Ainsi, ils préfèrent louer leurs œuvres afin de les soustraire au marché et de pouvoir se tenir à distance des institutions.

Tiraillés entre le Parti communiste, où on les soupçonne de gauchisme, et les mouvances gauchistes, qui les suspectent de stalinisme, les Malassis, qui doivent à un quartier de Bagnolet où ils ont un atelier le nom avec lequel ils jouent malicieusement, optent pour une peinture monumentale, sarcastique et virulente. Soucieux de se dissocier d’un art de propagande de type réaliste socialiste, ils mènent, par d’immenses cycles encombrants et perturbants, une réflexion critique sur les structures politiques, sociales, économiques et industrielles, dont les dérives sont dénoncées et le naufrage annoncé. Des peintres toxiques en quelque sorte, comme ils se sont qualifiés eux-mêmes…

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