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João Miguel

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Auteur(s) : Rachel de Queiroz

Editeur(S) : Anacaona éditions

Prix : 17 euros

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La prison, la solitude et l’angoisse dans le Brésil rural des années 20.
João Miguel est un homme quelconque et sans histoire qui assassine un homme, sous l’effet de l’alcool. Jeté en prison, il est ballotté dans les engrenages incompréhensibles de la justice.
Privé de liberté, il découvre la solitude, l’angoisse, l’incertitude du destin, la jalousie.
Alors qu’il croit devenir fou, le travail manuel le rééquilibre. Et de sa main assassine, il tresse des chapeaux en fibres de paille…
Fatalisme, hasard, injustice : ce huis clos est le roman de la solitude humaine mais c’est aussi un roman social. La vie d’une prison dans une petite ville du Nordeste, la psychologie des prisonniers sont analysés avec une finesse remarquable.
Publié en 1932, João Miguel est le deuxième roman de la brésilienne Rachel de Queiroz, après La terre de la grande soif. Elle n’a que 22 ans – et pourtant, de quelle connaissance de l’âme humaine elle fait preuve !
João Miguel est un chef d’oeuvre emblématique du courant littéraire de l’époque – un réalisme dans les situations et les dialogues, assorti d’une construction romanesque impeccable – qui seront la marque de fabrique des auteurs régionalistes du Nordeste (aux côtés de José Lins do Rego ou Jorge Amado).
Enfin, João Miguel est précédé d’un dossier sur l’auteure et le contexte de l’époque, et il est illustré de plusieurs reproductions de gravures sur bois (xilogravuras) d’André Diniz, pour se plonger dans l’ambiance du Nordeste du début du XXe siècle…
Un classique magistral !

L’auteur
Fille de notables, Rachel de Queiroz naît en 1910 à Fortaleza mais fuit la ville et sa sécheresse avec ses parents en 1917. Elle y revient quelques années plus tard. Passionnée d’écriture, elle devient journaliste à 15 ans, activité qu’elle ne cessera jamais d’exercer.
Elle n’a que 20 ans lorsqu’elle publie La Terre de la grande soif (O Quinze en portugais, comme la sécheresse de cette année-là).
L’impact de son premier roman est immédiat, et le roman est encensé par la critique. Elle s’inscrit, par sa préoccupation sociale et l’analyse psychologique de ses personnages, dans le mouvement régionaliste nordestin des années 1930.
Elle s’installe ensuite à Rio de Janeiro, ville qu’elle ne quittera plus jamais, mais revient régulièrement dans sa fazenda natale de Quixadá (Ceará).
Elle est en 1977 la première femme à être nommée à l’Académie des Lettres brésiliennes, et en 1993, la première à recevoir le Prix Camões, la plus haute distinction pour un auteur de langue portugaise.
Elle meurt en 2003 à Rio de Janeiro. Elle laisse une œuvre foisonnante : romans (dont certains adaptés pour la télévision), chroniques, feuilletons, pièces de théâtre et de nombreuses traductions (Dostoïevski, Tolstoï et Emily Brontë).

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