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Collection "Alternatives Sud"
La Chine sape-t-elle les efforts de la « communauté internationale » en faveur de la « bonne gouvernance », des « droits de l’homme » et de la « démocratie » ? (...)
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Collection "Alternatives Sud"
La Chine sape-t-elle les efforts de la « communauté internationale » en faveur de la « bonne gouvernance », des « droits de l’homme » et de la « démocratie » ? N’œuvre-t-elle pas, derrière un discours de solidarité Sud-Sud, à la seule poursuite de ses intérêts : accaparement des ressources, conquête de nouveaux marchés, élargissement de ses appuis diplomatiques ? La Chine ne reproduit-elle pas en Afrique les formes de dépendance et de division internationale du travail héritées de la période coloniale ?
À l’inverse, n’offre-t-elle pas plutôt une alternative salutaire au modèle de développement occidental et à la « tyrannie de la dette et des conditionnalités », après trois décennies d’ajustements structurels désastreux sur le plan économique et social ? Quels sont les véritables enjeux et les implications de l’engagement chinois en Afrique ? Au-delà de la diabolisation a priori ou de l’acceptation béate, quel est le regard porté par les premiers concernés, sur la nature de ce nouveau rapprochement sino-africain.
Collection "Arguments et Mouvements"
Une Commune de Paris en terre coloniale ?
Les années 1869-1870-1871 sont marquées en France par une grave crise de régime se traduisant par plusieurs crises (...)
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Collection "Arguments et Mouvements"
Une Commune de Paris en terre coloniale ?
Les années 1869-1870-1871 sont marquées en France par une grave crise de régime se traduisant par plusieurs crises sociales répétées, par l’affaiblissement politique et enfin par l’effondrement du régime napoléonien suite à la défaite militaire, l’occupation allemande d’une large partie du territoire français et le soulèvement de la Commune de Paris.
Cette période chargée a occulté ce qui se passait dans l’empire colonial français des événements qui méritent d’avoir leur place dans la mémoire du combat des opprimés.
Décembre 1868 : le massacre des prolétaires réunionnais, immigrants indous ou cafres devant la mairie de Saint-Denis de la Réunion par les troupes françaises quand en France dans la région des puits de mine du Tarn on procède, cette même année aussi à la tuerie des gueules noires du plateau du Gua ;
Septembre 1870 : le préfet du Tarn, responsable de la fusillade des mineurs, est celui qui se retrouve gouverneur de la Martinique en charge de la répression de l’insurrection qui vient d’éclater ;
Avril 1871 : insurrection de Kabylie et de la province de Constantine en Algérie, en pleine Commune de Paris et au début du procès des insurgés martiniquais.
On retrouvera dans les bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, communards et pétroleuses parisiens, insurgés et « femmes incendiaires » de Martinique ainsi que les rebelles kabyles partageant parfois les mêmes transports maritimes pour rejoindre leurs destinations dans l’enfer vert des bagnes. Ces coïncidences, au demeurant peu essentielles, ne doivent pas conduire à ignorer les dynamiques propres générées par les situations complexes des sociétés coloniales quand bien même les révoltes se sont placées dans le contexte de la chute du régime impérial, de la proclamation de la République et de l’occupation du territoire français.
L’étude que Gilbert Pago nous donne à connaître de l’insurrection paysanne de la Martinique décortique les explosives relations sociales, raciales, coloniales dans un territoire qui émerge à peine du système esclavagiste. Il sert à révéler un pan de l’histoire de la France coloniale au moment de la transition entre la fin du premier empire colonial français et la mise en place de la relance en fin du 19e siècle de la colonisation européenne
La galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures
Collection "Arguments et Mouvements"
Depuis ses premiers « dérapages » il y a près de dix ans, Dieudonné a rassemblé autour de lui des soutiens hétéroclites.
« Sept familles » gravitent autour de (...)
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Collection "Arguments et Mouvements"
Depuis ses premiers « dérapages » il y a près de dix ans, Dieudonné a rassemblé autour de lui des soutiens hétéroclites.
« Sept familles » gravitent autour de celui qui se présente comme le « trublion de la politique ». D’abord constituée le temps d’un scandale ou d’une élection, la nébuleuse participe ensuite d’un projet plus large et ambitieux. Un nouveau cycle historique de l’extrême droite semble se cristalliser.
Réseaux, contacts, convergences et parcours des diverses composantes de la « galaxie Dieudonné » sont ici minutieusement examinés et analysés : -négationnistes, conspirationnistes, « rouges-bruns », vieux routiers de l’extrême droite, fondamentalistes musulmans, illuminés, se retrouvent et se croisent.
C’est le carrefour des liaisons dangereuses où l’antisémitisme se pare des oripeaux de l’antisionisme et le nationalisme se dissimule derrière le droit à la différence.
Ce livre au plus proche des sources invite à un voyage au bout de la nuit. L’investigation dévoile l’imposture d’un histrion qui prétend parler au nom des damnés de la terre. L’enquête arrache le masque derrière lequel se dissimule une extrême droite révolutionnaire en guerre contre l’« Empire ».
Les auteurs
Michel Briganti est juriste et membre de l’équipe d’animation du Centre de recherche, d’information et de documentation antiraciste (CRIDA).
André Déchot est journaliste et a été l’un des animateurs de la « commission Europe » du réseau antifasciste Ras l’front.
Jean-Paul Gautier est historien. Spécialiste de l’extrême droite, il a publié La Restauration nationale (Syllepse, 2002) et Les Extrêmes droites en France (Syllepse, 2009).
lagalaxiedieudonne.lelivre@gmail.com
La géographie doit s’affranchir de son statut de discipline subalterne, fragmentée en expertises techniques (cartographie, aménagement du territoire, architecture…) directement au service des (...)
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La géographie doit s’affranchir de son statut de discipline subalterne, fragmentée en expertises techniques (cartographie, aménagement du territoire, architecture…) directement au service des puissances politiques, étatiques et économiques.
David Harvey développe ici une théorie de la production de l’espace au sein de laquelle la question spatiale est inséparable des enjeux et des luttes politiques, ainsi que de la reproduction des rapports de production capitalistes. On apprendra dans cet ouvrage comment les crises capitalistes s’incarnent physiquement dans les espaces qu’elles produisent.
Sa pensée s’inscrit dans la continuité des problématiques inaugurées par Henri Lefebvre, dont elle constitue tout à la fois l’actualisation et la systématisation au travers de la formulation d’une théorie du développement géographique inégal à l’ère de la mondialisation néolibérale.
On trouvera ici un cadre théorique à même de penser quelques-unes des questions posées par la mondialisation ? : la dialectique du global et du local, l’intégration de la Chine aux mécanismes de la concurrence mondiale, l’écologie et les questions de justice environnementale, l’actualisation de l’analyse marxiste de la lutte de classe à échelle planétaire ou de l’impérialisme…
Ce livre est aussi une histoire de la géographie comme discipline, un diagnostic historique des contradictions constitutives de celle-ci ? : tout à la fois instrument du pouvoir et productrice d’une connaissance du réel, dont une géographie populaire doit se réapproprier à des fins d’émancipation sociale.
Alors que la situation sociale ne cesse d’empirer, la Guadeloupe va marquer l’Histoire en déclenchant, le 20 janvier 2009, ce qui allait devenir la plus longue grève générale que la France ait jamais connue. Un livre pour comprendre un mouvement qui n’a pas fini de faire parler de lui.
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Alors que la situation sociale ne cesse d’empirer, la Guadeloupe va marquer l’Histoire en déclenchant, le 20 janvier 2009, ce qui allait devenir la plus longue grève générale que la France ait jamais connue.
Une grève qui fera date pour avoir réussi un coup de maître : rassembler toutes les forces progressistes de l’archipel (associations, syndicats, partis de gauche et indépendantistes) au sein d’un collectif, le LKP.
Tout en faisant le récit de ces événements, en les replaçant dans leur contexte historique et en dressant le portrait de ses principaux protagonistes, les auteurs n’éludent aucune question : le LKP est-il un mouvement identitaire ou un mouvement social ? Quel est son rapport à la question de l’indépendance de la Guadeloupe ? La lumière sur le meurtre du syndicaliste Jacques Bino a-t-elle vraiment été faite, comme le prétend la version officielle, et que cache cette sombre affaire ?
Un livre pour comprendre un mouvement qui n’a pas fini de faire parler de lui.
Frédéric Gircour est enseignant en lettres-espagnol. Originaire de France hexagonale, il vit en Guadeloupe depuis cinq ans. Dès le début du mouvement social dans lequel il s’engage, il couvre les actions du LKP à travers le blog Chien Créole dont la renommée dépassera vite les frontières de l’archipel.
Nicolas Rey est professeur-chercheur à l’Université de Guadalajara (Mexique), d’origine guadeloupéenne, est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur la résistance créole et nègre durant l’esclavage, ainsi que sur les modes de vie et d’habiter des Antillais en France et dans la Caraïbe.