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« La seule chose que je sus clairement fut que, seul ou accompagné, je ne mettrais plus les pieds chez moi. Parce que ma maison était l’horreur, ma maison était le cauchemar. Désormais, tout ne serait (...)
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« La seule chose que je sus clairement fut que, seul ou accompagné, je ne mettrais plus les pieds chez moi. Parce que ma maison était l’horreur, ma maison était le cauchemar. Désormais, tout ne serait qu’intempéries. Désormais, je ne marcherais que vers l’avant. Il n’y aurait plus de retour. Il fallait tout laisser derrière. Ne pas revenir, pas même après avoir réuni la force nécessaire pour me défaire des choses. Les choses ne comptaient pas. Je ne voulais jamais revenir. Pas à cause du chagrin. Je n’en éprouvais pas. Je n’éprouvais que de l’indifférence, pas comme une chose négative, pas comme une absence de sentiments, mais comme une faculté de comprendre tous les sentiments à la fois. Dans le renoncement se trouvait la tranquillité. La seule idée que j’étais le dernier de la famille, qu’après moi il ne viendrait personne, me réconfortait. Qu’allais-je faire de la femme ? Je ne sais pas, on verrait bien. Ça ne m’intéressait pas non plus d’avoir des réponses pour tout. Il suffisait de se laisser porter par la vie, d’accepter un certain rythme, de danser et affaire classée. Danser et sourire. »
Tristan poursuit des études qui le poussent tranquillement vers Pôle emploi. C’est presque par hasard qu’il débarque au Samovar pour y faire réparer son vélo. Cet ancien entrepôt de l’armée envahi de (...)
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Tristan poursuit des études qui le poussent tranquillement vers Pôle emploi. C’est presque par hasard qu’il débarque au Samovar pour y faire réparer son vélo. Cet ancien entrepôt de l’armée envahi de végétation exerce sur lui une telle fascination qu’il y revient jour après jour et s’attache à la petite tribu qui fait vivre le lieu. Il commence à peine à intégrer les principes de vie autonome que la relative tranquillité du squat vole en éclats : actes de sabotage, attaques dans la presse, harcèlement des autorités et de la police. Lui dont la conscience politique était proche de zéro apprend à ses dépens ce qu’implique la vie en marge de la société, quand celle-ci veut clairement votre peau.
Récit brut de décoffrage d’un an de la vie d’un squat et de ses occupants, vu de l’intérieur avec lucidité et humour. Balayant les préjugés sans tomber dans l’angélisme, ce roman nous invite à un voyage entre les mailles du système.
Nicolas Rouillé est né à Caen en 1971. Au terme de ses études, il plaque tout et trace sa route à travers l’Asie centrale, le Pakistan et l’Inde, avant de se poser en Indonésie. Curieux des modes de vie alternatifs, il explore les réseaux collectifs. Quand le squat qui l’intéresse propose chorale ou boxe, il enfile les gants. Le Samovar est son premier roman.
Brooklyn, années 70. Danny Palmer est un adolescent jamaïcain dont la famille a récemment émigré aux Etats-Unis. À l’instar du héros de La bête au ventre (E. Bunker), il se retrouve vite prisonnier de la (...)
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Brooklyn, années 70. Danny Palmer est un adolescent jamaïcain dont la famille a récemment émigré aux Etats-Unis. À l’instar du héros de La bête au ventre (E. Bunker), il se retrouve vite prisonnier de la logique des quartiers, des posses, des luttes ethniques et des guerres de territoire. Rasta Gang raconte l’histoire de la difficile assimilation des nouveaux arrivants des Caraïbes dans l’importante minorité ethnique noire, déjà à l’étroit, et de la lutte acharnée des rastas pour s’imposer dans les rues chaudes de Brownsville, à coups de flingue, de cocaïne et de pognon. La langue de Phillip Baker, mélange de musicalité antillaise à contretemps et de vocabulaire empreint de dignité de l’Empire britannique, marie le patois rastafarien des conteurs aux éclairs lyriques des drames élisabéthains. Son style remarquable est si efficace qu’il finit par devenir invisible, alors que tout est là : sang, sexe, sueur et satiété dans une narration sans temps morts au rythme syncopé et envoûtant. Entre le conte initiatique et le récit hyperréaliste de la vie du ghetto à la manière de The Wire (Pelecanos), ce roman s’impose comme le Scarface rasta.
Philip Baker est un gangster jamaïcan de Brooklyn. Il écrit Rasta Gang dans une prison britannique. Certaines rumeurs le prétendent mort, tué par des policiers à Kingston. Personne n’a d’autres informations.
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Un glock, des menottes en fourrure, de l’arrogance, de la cocaïne. Et un cadavre. Tout cela tient dans la BMW noire du señor Machi, self made man de l’époque des dictateurs argentins et aujourd’hui (...)
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Un glock, des menottes en fourrure, de l’arrogance, de la cocaïne. Et un cadavre. Tout cela tient dans la BMW noire du señor Machi, self made man de l’époque des dictateurs argentins et aujourd’hui entrepreneur sans scrupules.
Lui qui se croit au-dessus de tout et de tout le monde voit son univers doré réduit en poussière quand il découvre le corps d’un homme sans visage dans le coffre de sa BM flambant neuve.
Six heures de la vie d’un personnage infect qui doit se débarrasser d’un cadavre. Six heures à passer en revue – et ils sont nombreux – tous les « hijos de mil putas », de son chef de la sécurité à sa femme, de ses anciens employés à ses maîtresses, susceptibles de l’avoir piégé et qui voudraient le voir tomber.
Un road movie drôle et déjanté, une attaque frontale contre la bourgeoisie argentine de l’époque de Videla, où les hommes d’affaires sont véreux et leurs femmes accommodantes.
Kike Ferrari est né à Buenos Aires un hiver gris de 1972, ce qui doit expliquer certaines choses. Marxiste-salgariste, rocker de la sous-espèce des métalleux et lecteur omnivore, il est aussi supporter du club River Plate et buveur de whisky. Il a reçu entres autres les prix de La Maison des Amériques (Cuba), de la Fondation nationale des arts (Argentine) et de la Semaine Noire (Espagne). De loin on dirait des mouches est son premier roman publié en France.
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« Dans la Rome antique on pouvait déclarer un homme hors-la-loi pour ses crimes, et n’importe qui avait alors le droit de le tuer sans craindre de châtiment. »
C’est l’histoire des 20 derniers jours (...)
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« Dans la Rome antique on pouvait déclarer un homme hors-la-loi pour ses crimes, et n’importe qui avait alors le droit de le tuer sans craindre de châtiment. »
C’est l’histoire des 20 derniers jours d’Alexeï Soukharev, dont le seul crime est d’être resté en vie assez longtemps pour qu’on ait besoin de le buter.
Alexeï Soukharev a quitté la Russie à la suite de magouilles en tous genres au début des années 90, quand il s’agissait de survivre et que lui et ses potes Python et Bâton fourguaient des marchandises occidentales et donnaient un peu dans l’extorsion pour placer leur vodka. Un chemin qui de fil en aiguille les a entrainés vers une délinquance d’un autre niveau. Les règlements de comptes devenant sanglants, Alexeï s’enfuit à Prague et devient barman. Un jour, un type vient le tirer de son exil pour témoigner contre son ancien employeur, lui assurant que tout est rentré dans l’ordre au pays et qu’il y a un max de blé à se faire. Alexeï débarque donc à Moscou en 2006, chez un ancien condisciple du collège reconverti avec succès dans la publicité, qui se fait rapidement descendre devant ses yeux…
Vladimir KoslovVladimir KOZLOV
Né en 1972 à Moguilev (Biélorussie)« Comme tous les Russes », il grandit dans une cité prolétaire soviétique. Après des études à l’Institut de construction mécanique de Moguilev puis à l’université de Bloomington dans l’Indiana (Etats-Unis), il travaille comme traducteur, journaliste et écrivain. Depuis 2000, il vit à Moscou.
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