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Il arrive que la beauté éblouisse : nous ne voyons plus rien. Dès lors, quel souvenir reste d’une histoire amoureuse ? Peu de choses au regard de ce qui a été vécu. La lutte contre cet oubli fut le (...)
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Il arrive que la beauté éblouisse : nous ne voyons plus rien. Dès lors, quel souvenir reste d’une histoire amoureuse ? Peu de choses au regard de ce qui a été vécu. La lutte contre cet oubli fut le moteur de l’écriture de ces cinq récits. Mais celle-ci nous embarque ailleurs, les mots ne font rien retrouver, sinon à un autre étage que celui de la réalité. Toute autographie est autofiction, heureusement sans doute.
De la première femme à celle qui aurait pu être la dernière, se dessine un parcours au cours duquel le narrateur devient, peut-être, un homme. Il lui aura fallu, pour y parvenir, traverser la déréliction.
Finalement, c’est peut-être bien dans le style que l’auteur retrouve quelque chose de ces femmes qui l’ont ébloui. Puisque ces cinq récits diffèrent dans leur écriture, comme si chacune d’elles apportait sur la page son propre univers.
Le photographe esthète Jacques Crenn présente sa dernière envolée photographique, les visages grimés de noir – suif, cirage ou peinture ? – évocateurs de la richesse de ce sol pour lequel l’humain (...)
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Le photographe esthète Jacques Crenn présente sa dernière envolée photographique, les visages grimés de noir – suif, cirage ou peinture ? – évocateurs de la richesse de ce sol pour lequel l’humain s’entretue. Anges noirs, hommes et femmes comme issus de la mine et de la nuit,
après le dur labeur, les épreuves que réserve la vie, le drame des humanités. Obstiné, l’artiste, fervent d’expressionnisme cinématographique, a construit ce canevas humain entre 2010 et 2012 – soit une trentaine de portraits, jouant de l’or et de l’ébène. Sa première rencontre avec le sujet « corps » le fascine. Immédiatement, il est allié à la vénusté. D’où, ici présente, cette beauté saisissante de par la perfection de ces visages aux expressions presque inquiétantes devant une révolte intérieure que l’on subodore. Certains regards sont pointés ; d’autres non. Les yeux : le miroir de l’âme. Cela n’a jamais été aussi vrai. C’est ainsi que le photographe subjugue, intrigue, et finalement émeut.
Jeanne Morisseau
Sarah Mostrel, par une série de portraits, profils psychologiques caractéristiques de certains fonctionnements humains, nous raconte des bouts de vie déterminants, au milieu de gens qui se cherchent (...)
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Sarah Mostrel, par une série de portraits, profils psychologiques caractéristiques de certains fonctionnements humains, nous raconte des bouts de vie déterminants, au milieu de gens qui se cherchent et qui cherchent leur voie. Elle parle des hommes et des femmes, de ce qui touche le cœur, évoque la part de l’enfance, de l’éducation, le formatage initial, la magie ou le désastre des relations amoureuses et décrit, à travers ses personnages, leurs aspirations, leurs sentiments, leurs ressentis, leurs difficultés : solitude, décalage, innocence bafouée, malentendus, incompréhension, recherches éperdues, absurdité d’un système, inadaptation d’avec la réalité, magie d’une rencontre, désillusions, amours heureux ou malheureux, émerveillement de l’inattendu… Ces croisements de destins nous entraînent dans une véritable traversée humaine, qu’est la vie.
Dans notre société, il n’y a pas de criminels, puisque nous sommes tous des criminels !
Voilà où nous en sommes : les chiens ont fini par voir des loups partout, et n’ont pas compris qu’ils sont (...)
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Dans notre société, il n’y a pas de criminels, puisque nous sommes tous des criminels !
Voilà où nous en sommes : les chiens ont fini par voir des loups partout, et n’ont pas compris qu’ils sont eux-mêmes devenus les loups.
C’est le Carnaval continuel ! L’inversion des valeurs ! Le Bordel ! Tel heureux propriétaire qui a dénoncé fièrement un squat vital pour une famille s’est rendu coupable d’une criminelle collaboration avec un système sadique. Tel juge qui a fait condamner à une mort sociale des centaines d’hommes a plus de sang sur les restes de sa conscience que tous ceux-ci. Tel flic a plus de transgressions cyniques, de jouissances perverses et de délits à son passif que tous les « délinquants » qu’il a arrêtés. Ce sont les coupables qui condamnent !
Tout ce qui déborde de vitalité est dans le collimateur ! Même les animaux ! La diversité est l’ennemi à abattre ! Tout ce qui est exaltant et exultant doit étouffer ! Il faut ternir les immigrés ! Aplatir au bon format les originaux ! Araser les camps de Roms ! Castrer les pulsions adolescentes, et tous ceux qui les aiment d’un peu trop près, ces corrupteurs ! Saigner encore et toujours les Africains, pour engraisser cette grosse goule qu’est la France ! Mais de souffrance en souffrance, nous les avons fortifiés malgré nous, nous en avons fait des athlètes du malheur, nous les avons rendus immortels : c’est notre peuple élu ! Le jour de colère viendra où ils réclameront leur salaire avec tous les arriérés, l’immense dette que nous leur devons, et ce sera notre apocalypse !
Les pauvres, les tendres, les rêveurs, les immigrés, les vulnérables, les sensuels, les esthètes, les artistes, les décalés, les insatiables, les assoiffés, les jeunes, tout ce qui a gardé de l’éros, de l’amour et de la liberté, tout ceux à qui la société devrait le plus donner, car ils sont sa respiration : voilà la majorité des victimes quotidiennes de l’injuste justice, cette psychopathe qui joue à un colin-maillard horrible, avec sa balance cassée, ses yeux bandés et son bras armé, frappant au hasard, de tous les côtés, sur ceux qui ne fuient pas assez promptement, dans les fissures fétides de l’ existence !
La poésie reste le canal idéal, (un puits sans fond) pour charrier sans égal, la panoplie humaine des émotions. A livre ouvert, on les savoure en susurrant les mots tantôt sucrés, salés tantôt amers. (...)
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La poésie reste le canal idéal, (un puits sans fond) pour charrier sans égal, la panoplie humaine des émotions. A livre ouvert, on les savoure en susurrant les mots tantôt sucrés, salés tantôt amers. Des Amours endolories, passionnées les sentiments se dénudent et se démêlent dans la pudeur des mots.
Une nouvelle édition traduite en espagnol, anglais et arabe.
Comptine
Comptine
Vous dites ?
Des vers !
La galère !
Je n’arrive à rien
Sinon au chagrin
Chagrin quel chagrin ?
Chagrin de rien
Chagrin de la rime
Un vrai crime !
De la frime !
Poème sans chagrin
Poème sans rien
Juste des vers
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