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L’humanité augmentée. L’administration numérique du monde
La révolution numérique est en passe de s’achever. Miracle d’une interconnexion intégrale aujourd’hui réalisée, reliant virtuellement tout être, chose et lieu, inscrivant la dynamique électronique comme (...)
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La révolution numérique est en passe de s’achever. Miracle d’une interconnexion intégrale aujourd’hui réalisée, reliant virtuellement tout être, chose et lieu, inscrivant la dynamique électronique comme une strate indissociable de l’existence. Nouvelle ère désormais caractérisée par la sophistication ininterrompue de l’intelligence computationnelle, s’offrant comme un organisme cognitif augmenté mis à la disposition de tous.
Puissance capable de fureter dans les réseaux, de collecter et d’analyser toutes données pertinentes, de cartographier une infinité de situations globales ou locales, et de proposer ou de projeter en temps réel des solutions sécurisantes ou optimales. Robots clairvoyants – à l’instar de ceux à l’œuvre dans le trading automatique –, habilités à prendre des décisions à notre place, contribuant à ce que s’opère une sournoise et expansive délégation de pouvoir aux machines, marginalisant une humanité dont les attributs intellectuels se trouvent pour partie débordés par ses propres créations.
Éric Sadin, dans cet essai incisif et dense, à l’écriture élégante, explore nombre de phénomènes déjà pleinement à l’œuvre et appelés à s’étendre considérablement dans les années à venir, signalant l’émergence troublante d’une sorte d’humanité parallèle, constituée de flux électroniques intelligents voués à administrer « pour le meilleur et le moindre risque » la course du monde du XXIe siècle.
Angry brigade. Contre-culture et luttes explosives en Angleterre (1968-1972)
Le vent de liberté qui a soufflé partout dans le monde en 1968 est vite retombé. Le mode de vie hippie est récupéré et transformé en marchandise tandis que la violence et le nihilisme du mouvement punk (...)
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Le vent de liberté qui a soufflé partout dans le monde en 1968 est vite retombé. Le mode de vie hippie est récupéré et transformé en marchandise tandis que la violence et le nihilisme du mouvement punk se profilent. Dans ce contexte émerge en Angleterre une nébuleuse connue sous le nom de Angry Brigade.
Influencés par les écrits de Debord, par les antifranquistes qui sévissent dans toute l’Europe ou par des films tels Butch Cassidy et le Kid, ces jeunes Anglais expérimentent des formes d’agitation politique radicales : détruire des locaux symboles du pouvoir – domicile du chef de la police, de patrons, bureaux de recrutement de l’armée ou même un camion de retransmission du concours de Miss Monde –, ou mitrailler des façades d’immeubles liés à des intérêts espagnols, de banques ou d’ambassades.
La Angry Brigade n’est jamais tombée dans les dérives sectaires des groupuscules armés. Et pour cause : ses membres ne sont pas entrés en clandestinité et n’ont jamais abandonné leurs activités sociales et politiques, farouchement antiautoritaires.
Ils participent de l’effervescence d’une galaxie contestataire que ce livre décrit en détail. Du groupuscule situationniste King Mob aux magazines Oz et Frendz, des groupes de rock Pink Fairies et autres Hawkwind au carnaval de Notting Hill, en passant par le mouvement des squats ou celui contre la guerre du Vietnam, c’est toute une époque qui bouillonne. Et qui de temps en temps explose.
L’enfert vert. Un projet pavé de bonnes intentions
Tandis que la technocratie verdit, la verdure se technocratise. Le constat officiel de l’effondrement écologique et social proclamé à tous les échelons de l’autorité, du local au global, accélère la (...)
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Tandis que la technocratie verdit, la verdure se technocratise. Le constat officiel de l’effondrement écologique et social proclamé à tous les échelons de l’autorité, du local au global, accélère la fusion entre la classe experte (scientifiques, ingénieurs, techniciens) et la politique écologiste (associations, partis, appareils). Fusion d’autant plus naturelle que nombre d’écotechniciens incarnent ce double visage, à la fois Bac+5, csp+, cadres urbains du public ou du privé, et voraces prétendants à la direction de ce Green New Deal, de ce capitalisme reverdi dont ils représentent l’ultime chance.
Ce qui est décrit ici, à partir du cas de Lille Métropole, c’est l’ascension et l’extrémisme de l’écolo-technocratie, des années 1970 à nos jours. Destruction et artificialisation des derniers lambeaux de nature, construction de gigantesques infrastructures, police électronique et informatique via les puces RFID.
Construire l’autonomie. Se réapproprier le travail, le commerce, la ruralité
Que ce soit pour se nourrir, s’éduquer, travailler, se loger ou même désormais se rencontrer, créer, échanger ou se parler, nous dépendons des fluctuations du marché, de normes et règlements édictés par (...)
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Que ce soit pour se nourrir, s’éduquer, travailler, se loger ou même désormais se rencontrer, créer, échanger ou se parler, nous dépendons des fluctuations du marché, de normes et règlements édictés par les bureaucraties d’État et d’entreprise, ainsi que d’un gigantesque appareil techno-industriel. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Pendant très longtemps, et jusqu’à une période récente, les sociétés ont reposé sur la capacité de leurs membres, artisans, paysans et ouvriers, à produire eux-mêmes leurs outils, leurs moyens de subsistance et à développer leur propre culture.
Le capitalisme, l’État et la société industrielle ont dépossédé les individus et les communautés de leurs capacités de jugement et de décision, de leurs instruments de travail et de leurs savoir-faire originaux, en bref de tout ce qui leur permettait de vivre ensemble dans une certaine harmonie et de manière autonome.
Pourtant, « soyez autonomes » est une injonction du néolibéralisme. Elle signifie : « adaptez-vous, soyez vous-même et ne comptez que sur vous ». Ce livre montre qu’au contraire, l’autonomie réelle, épanouissante, porteuse de liberté, consiste à assumer notre dépendance à la nature et aux autres, à s’appuyer sur nos capacités et celles d’autrui pour bâtir une société solidaire, une technique et une vie décentes, à la mesure des humains. Cette autonomie-là trouve écho dans les résistances et les luttes chez celles et ceux qui, sans forcément attendre le grand soir, défendent leurs modes de vie, leur savoir-faire et construisent l’utopie ici et maintenant.
La revue Offensive, de sensibilité libertaire, porte chaque trimestre un regard critique sur un grand sujet.
Sous le soleil de l’innovation, rien que du nouveau ! suivi de Innovation scientifreak : la biologie de synthèse
Ce que chacun doit savoir sur la perpétuelle expansion et régénérescence du capitalisme.
Tout le monde le crie ; de L’Usine nouvelle au Monde diplomatique ! De la bourse du travail à la Maison de la (...)
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Ce que chacun doit savoir sur la perpétuelle expansion et régénérescence du capitalisme.
Tout le monde le crie ; de L’Usine nouvelle au Monde diplomatique ! De la bourse du travail à la Maison de la Nature, en passant par la Chambre de commerce, la Mairie, le Ministère, l’Université, l’Europe, la boîte ! – « Sans l’innovation, on est foutu ! »
L’innovation ou la mort !
L’innovation partout, par tous, pour tous, tout le temps !
Sous le soleil de l’innovation :
Une histoire du capitalisme à l’infini. Une histoire de l’accélération technologique.
Une histoire du complexe scientifico-militaro-industriel. Une histoire de la liaison recherche-industrie-politique. Une histoire du pouvoir – politique – toujours et avant tout ! Une histoire historique !
Avec des personnages inoubliables, des décors somptueux, de l’action, des guerres, du sang, du sentiment, des rebondissements !
Attention ! Ceci est une histoire vraie, tirée de faits et de personnages réels ! Toute coïncidence avec des événements, des personnes, ayant réellement existé ne peut donc être l’effet du hasard : c’est vrai !
Attention ! Cette histoire présente des scènes politiquement explicites susceptibles de choquer la sensibilité progressiste, notamment de personnes d’obédience libérale ou communiste, de gauche ou de droite, patronale ou salariale, syndicale, associative et même quelques autres. Nous déclinons toute responsabilité pour les crises de stupeur indignée et de fureur stupéfaite.